Modèles économiques
PRECEDENT
SUIVANT

Modèle économique


 

II) Description du modèle keynésien simplifié

Dernière version du programme : Jeu-K1-001.html 
Programmation avec ChatGPT : Programmation avec ChatGPT

1) Un modèle économique le plus simple

Commençons par le simplifier en supprimant le travail et l'écologie, un modèle sans travailleur ni contrainte d'ordre écologique, qui met en oeuvre une production et un marché avec une monnaie et une redistribution.

On commence par décrire l'économie matérielle du modèle c'est à dire les règles régissant les transformations des biens et des usines. On pose que la production est totalement automatisée, que le transport est instantané, qu'il n'y a pas de travailleur, et on pose que les ressources naturelles nécessaires à la production sont illimitées. On conçoit ainsi un modèle économique parmi les plus simples possibles, introduisant les concepts de biens, d'usines, de monnaies, et d'entités à la fois productrices et consommatrices.

Ainsi on s'évertue à appliquer le moins possible de choix arbitraires. On propose un cadre minimaliste. Le bien est périssable dans la journée, l'usine est périssable sur un plus long terme, seul la monnaie n'est pas périssable mais elle ne représente qu'un droit de tirage sur ce qui est présentement produit.

2) Le modèle

Le modèle comprend une masse monétaire en quantité NF, des biens produits et périssables dans la journée, des usines en quantité NU, et des entités en quantité N.
Il n'y a qu'un seul type de bien et qu'un seul type d'usine.
L'unité de temps est la journée. Le temps en cours T est exprimé en nombre de jours à partir du jour zéro.
Chaque usine possède une date de naissance exprimée en nombre de jour à partir du jour zéro.
L'usine est périssable dans V jours après sa naissance.
L'usine produit P biens chaque jour.
Chaque entité possède des usines et de la monnaie.

Dans tout développement informatique de modèle, le choix le plus important qu'il convient de faire et qu'il est toujours difficile de bien faire, est de nommer les paramètres du modèle en choisissant une bonne nomenclature reflètant la structure de données nature et facilement mémorisable.

3) Initialisation du modèle

Chaque usine à une date de naissance aux hasard comprise entre T et T-V. Chaque unité monétaire est distribué à une entité au hasard. Chaque usine est distribuée à une entité au hasard.

NF = 100_000
NU = 80
N = 200
T = 0
V = 200
P = 10

Chaque entité se fixe un prix de vente des biens qu'elle produit. Ce prix de vente est initialisé pour chaque entité au hasard entre 20 et 30

4) Le marché

Les entités possédant des usines sont appelées entités productrices.

Chaque jour se produit ce qui suit : Un revenu universelle R (créé par création monétaire) est versé à chaque entité. Le paramètre R est fixé à 75.

Puis se déroule un marché où : Chaque entité productrice met en vente les biens produits par ses usines au prix fixé par elle.

Chaque entité met à la dépense une somme d'argent comprise au hasard entre 20% et 80% de sa réserve pour l'achat de biens sur le marché.

L'entité qui possède encore des biens à vendre sur le marché est appelé entité offreuse.

Le marché se résout comme suit : On regroupe toutes les entités dans une liste qui constitue la liste initiale des entités demandeuses, et on regroupe les entités offreuses dans une autre liste. Puis on répète l'opération suivante jusqu'à ce qu'une des deux listes soient vides :

On choisit une entité demandeuse au hasard dans la liste des entités demandeuses, et on choisit l'entité offreuse (dans la liste des entités offreuses) qui propose un prix de vente le plus bas.

Si la somme d'argent mis à la dépense par l'entité demandeuse est supérieure ou égale au prix de l'offre alors on procède à la transaction d'un bien selon ce prix.

Si la somme mise à la dépense par l'entité demandeuse est inférieure au prix de l'offre alors la transaction n'a pas lieu et l'entité demandeuse est retirée de la liste des entités demandeuses.

Si après la transaction d'un bien l'entité offreuse n'a plus de bien à vendre alors elle est retirée de la liste des entités offreuses.

5) Taxes

On ajoute une taxe à la vente de TV = 20%. C'est un impôt qui est prélevé à chaque vente effectuée, et qui est préalablement reportée dans le prix de vente. Ainsi, l'entité fixe le prix vente hors TV pour la journée, des biens qu'il produit. Le prix réel est donc augmenté de cette taxe. L'impôt retourne à l’État par simple destruction monétaire, réduisant ainsi la masse monétaire.

On ajoute une taxe sur les revenus TR = 20%. C'est un impôt qui est prélevé sur le revenu lors d'une journée, pour chaque entité. L'Impôt retourne à l’État par simple destruction monétaire, réduisant ainsi la masse monétaire.

6) Le libre choix du prix de vente et les gardes fous

Chaque jour chaque entité modifie son prix de vente comme suit. Il tire un nombre R au hasard entre 2 et 1, et il tire au hasard un booléen pile ou face. Si c'est pile alors il multiplie son prix de vente par R, et si c'est face alors il divise son prix de vente par R.

Pour chaque entité, si le nombre de bien qu'il a vendu est plus faible que le nombre de biens invendu (le nombre de biens qu'il n'a pas pu vendre au cours de la journée) alors il divise son prix de vente par un facteur au hasard compris entre 1 et 2. C'est une évolution du prix qui s'exécute en plus de l'évolution journalière du prix, et qui s'applique pour la journée suivante.

Pour chaque journée, pour chaque entité, si l'entité n'a pas d'invendu c'est à dire s'il a vendu tous les biens qu'il a produit au cours de la journée, alors il augmente son prix de vente par un facteur au hasard compris entre 1 et 2. C'est une évolution du prix qui s'exécute en plus de l'évolution journalière du prix, et qui s'applique pour la journée suivante.

7) Construction d'usines

La construction d'une usine nécessite UB = 150 biens achetés sur le marché qui peuvent, lorsqu'ils sont ainsi converti en construction d'usine, être accumulé sur plusieurs jours. Chaque entité peut posséder une usine en construction.
La date de naissance de l'usine en construction commence dès le premier bien utilisé à sa construction. L'usine n'est pas productive tant que sa construction n'est pas achevée, et donc elle peut devenir obsolète avant même d'avoir démarrer.

Chaque jour, chaque entité, après le marché, utilise au hasard entre 20% et 80% des biens qu'il a achetés sur le marché, à la construction de son usine en cours de construction. Mais attention, il ne peut pas utiliser ses biens invendus pour la construction de son usine en cours de construction, il ne peut utiliser que les biens qu'il a acheté sur le marché.
Une fois que l'usine est construite, les biens supplémentaires alloués à la construction sont utilisés pour construire une nouvelle usine, de tel sorte qu'il y a presque toujours une usine en construction.

8) Programmation

Le modèle est programmé avec ChatGPT, le code javascript fixe les paramètres. Ceux-ci peuvent être modifiés :

const PARAMS = {
   NF: 100_000,  // masse monétaire initiale
   NU: 80,       // nombre d'usines
   N: 200,       // entités
   T: 0,         // jour courant
   V: 200,       // durée de vie d'une usine (jours)
   P: 10,        // production par jour d'une usine
   B: 3,         // consommation/jour/entité (non utilisé ici)
   R: 75,        // revenu universel/jour/entité (spécification)
   TV: 0.20,     // taxe à la vente (modifiable, ex: 0.20 = 20%)
   TR: 0.20,     // taxe sur les revenus (modifiable, ex: 0.20 = 20%)
   UB: 150       // biens nécessaires pour construire une usine
};

Modèle programmé : Jeu-K1-001.html 
Programmation avec ChatGPT : Programmation avec ChatGPT

 

III) Analyse du modèle

1) Premier vue

Dans le modèle, il n'y a pas de capitalisation possible autre que par accumulation de monnaie et d'usine. Mais l'une est un droit de tirage dont la valeur fluctue au gré des politiques et des crises économiques, et l'autre n'est pas pérenne puisqu'elle possède un temps de vie V, elle peut perdurer que parce que, ce qu'elle produit, après être échangé sur le marché, permet de reconstruire de nouvelles usines.

La construction d'une usine ne nécessite que des biens matériels et n'est soumise à aucune contrainte de temps. On simplifie le comportement de l'entité, puisqu'il n'y a pas de contrainte de temps, on estime qu'elle construit ses usines dans l'ordre, et ainsi elle peut construire plusieurs usines en un seul jour si elle peut dépenser la quantité de biens nécessaires.

Néanmoins la construction d'une usine doit pouvoir se faire sur plusieurs jours, car les biens étant périssables, ils ne peuvent pas être accumulés, et la construction en un jour d'une usine consommerait trop de biens en une seule fois par rapport aux biens pouvant être produits en un jour.

Le paramètre UB désigne la quantité de biens nécessaires pour construire une usine. Lorsqu'il n'y a pas assez de biens disponibles, la construction attend les jours suivant l'arrivage de nouveaux biens pour continuer. Elle reprend là où elle en était, mais l'usine à vieillie. On remarque alors que le temps qui s'écoule constitue une valeur négative à part, non monnayable.

Le temps de vie d'une usine est compté à partir de son premier jour de construction, donc avant même que sa construction soit achevée, ceci pour éviter qu'une construction inachevée puisse constituer un bien qui ne vieilli pas, et qui pourrait alors être accumulé. Ce temps de vie caractérise ainsi l'usure de l'usine par détérioration, par vieillissement, et par obsolescence, qui a toujours lieu même si l'usine n'est pas complètement construite.

On ne peut pas accumuler de la richesse matérielle, car les biens sont périssables en un jour et les usines sont périssables en V jours. La seul richesse qui peut être accumulée est ici monétaire et représente un droit de tirage qui pourra être exercé dans le futur. Faut-il encore que dans le futur il y ait de la richesse matérielle produite.

2) L'échange, le commerce et la propriété

Le commerce se développe avec les premières civilisations en même temps que les premières formes de monnaies. Mais le commerce reste une inclinaison corruptive et réductrice d'une pratique d'échange beaucoup plus générale que sont le don et la symbiose. Ces échanges généraux sont à la base des langages, et nous replongent avant le début des civilisations, et davantage encore..., nous dirons qu'elles sont propres à la vie même et à Dame Nature.

Le commerce sous-entend la notion de propriété. Il existe plusieurs notions de propriété, comme autant de droits spécifiques imaginables qu'il peut y avoir sur les objets.... La propriété personnelle se généralise en propriétés collectives, partagée par plusieurs personnes, et aussi en propriété de tous, ce qui constitue alors une non-propriété ou plus exactement une chose qui ne peut pas devenir la propriété exclusive de quelqu'un....

L'échange, comme nous l'avons fait remarquer, n'est pas nécessairement de nature commerciale. Il peut s'établir en dehors de toute notion de propriété. Les acteurs y sont alors des vecteurs de production, de transmission et de réception aux rôles portés par d'autres concepts que ceux relatifs à la propriété, tel la symbiose comme le montre la Nature dans le fonctionnement de ses échanges.

3) L'indifférenciation des biens et la non auto-alimentation des entités

Les consommateurs sont potentiellement des producteurs. Un modèle plus simple existe alors où chaque entité est auto-alimentée, c'est à dire où les biens produits par l'entité sont consommés par la même entité pour en assurer sa croissance, et où il n'y a donc plus besoin de marché ni d'échange. Néanmoins ce modèle est trop éloigné de la réalité. Les entreprises contemporaines ne sont pas auto-suffisantes, elles se spécialisent pour augmenter leur puissance de production à moindre coût et à moindre travail, et elles ne produisent qu'une infime parties de ce qu'elles ont besoin. Elles ont donc recours essentiellement au marché pour s'approvisionner.

Pour cette raison on oblitère la possibilité de s'auto-allimenter en prétextant que la diversité des demandes, qui n'est pas détaillée dans le modèle, exige que l'essentiel des consommations, qu'elles soient de nécessité, de luxe ou de construction, doit passer par le marché, c'est à dire doit être préalablement achetées sur le marché.

L'indifférenciation des biens va occulter toutes les problématiques relatives aux transformations croisées successives des produits et à leur marchés respectifs, qui pour prima-raison ne nous intéressent pas maintenant. Seuls les concepts de monnaie, de finance, de production générale et de marché global ainsi que de démographie sont misent en avant.

4) Les outils de production

La technologie fait qu'il existe des machines, appelées usines, capable de produire des biens avec un minimum de travail et en grande quantité. L'intérêt de la concentration consiste en cette réduction du travail, une économie d'échelle. Dans notre modèle, l'usine est très coûteuse car elle constitue un procédé de construction automatique sans travail. Cela explique pourquoi la production a tendance à être concentré sur un petit nombre d'usines.

Mais l'évolution technologique se faisant, la construction des usines devient moins onéreuse, la production peut se miniaturiser et se répartir sur un plus grand nombre d'usines.

L'usine doit être matériellement rentable c'est à dire qu'elle doit produire plus de biens qu'elle en a consommé pendant sa construction.

La construction de l'usine consomme un nombre conséquent de biens et peut nécessiter un nombre conséquent de jours du fait de la pénurie des biens. La construction d'une usine nécessite UB=150 biens. On a pas mis d'exigence de temps à la construction de l'usine. Si tous les biens nécessaires à la construction de l'usine sont disponibles en un jour, alors l'usine est construite en un jour. Et de même pour plusieurs usines, si tous les biens nécessaires à la construction de plusieurs usines sont disponibles en un jour, plusieurs usines sont construites en un jour.

La production de l'usine est de P=10 biens par jour, et l'usine à un temps de vie de V=200 jours.

Chaque usine n'appartient qu'à une seule entité à la fois. Ces entités sont à la fois productrices et consommatrices. Les entités qui ne possèdent pas d'usine sont seulement consommatrices.

La consommation de bien se fait d'une part, pour maintenir le train de vie des entités, et d'autre part, pour construire des usines.

5) Le marché libre et l'égalité entre les consommateurs individuels

Dans le cas du marché libre, le prix des biens produits par une usine est fixé librement par l'entité détentrice de l'usine. Un tel marché ne peut pas fonctionner efficacement si le détenteur des usines est en situation de monopole, ou ce qui revient au même, en situation d'entente avec ses concurrents ce qui est matériellement impossible à vérifier.

Dans la réalité de nombreux types d'offre peuvent avoir un prix déterminé selon une équation plus ou moins complexe établie par la loi ou par un accord acté entre différents acteurs et ménageant différentes logiques.

La fixation du prix de vente garantit qu'il soit identique pour tous les clients. Cette règle d'égalité entre les consommateurs individuels est propre aux sociétés de consommation contemporaine. Elle résulte du fait que la production en question étant mutualisée (produite en grande quantité), elle est en mesure d'établir un prix global, alors que le consommateur, pris individuellement, n'est pas en mesure de négocier d'égal à égal sans être alors discriminé.

Il pourrait en être de façon inversée, cela consiste à passer par une centrale d'achat qui achète en gros pour vous. Cela consiste à fixer non pas le prix de vente mais celui d'achat dans un marché où la demande jouerait le rôle de l'offre. Il faut néanmoins pour cela que la demande soit mutualisée comme l'est par nature l'offre puisque produite en grand nombre. Mais on s'apercevra très vite que ce n'est pas sur ces questions que se jouent les véritables enjeux idéologiques. Et ne soyez pas surpris qu'il y ait des enjeux idéologiques, car même dans cette concession dialectique très avancée, les enjeux idéologiques et leurs ruptures persistent et s'y insinuent, et c'est en comprenant leurs logiques que l'on sera plus amènes d'en avoir une conscience libre qui ne soit pas qu'illusion ou conformisme.

L'égalité entre les consommateurs individuels va plus loin qu'une simple égalité des chances. Elle affirme qu'ils ne sont pas en concurrence. La concurrence est mise en oeuvre uniquement sur l'offre. Les demandes ne sont pas concurrentielles comme a contrario c'est le cas dans une vente aux enchères. La règle est donc "le premier demandeur est le prermier servi", sachant que dans notre modèle c'est le hasard qui déterminera qui est le premier demandeur.

6) Prix de vente unique

Pour simplifier l'offre, on considère que l'entité productrice n'établit qu'un seul prix de vente chaque jour, pour l'ensemble des biens produits par ses usines. Autrement dit, l'entité ne possède qu'un seul comptoir, lieu de vente virtuel, où le prix du bien est fixé librement, mais doit être fixe dans la journée qui correspond à la duré de vie des biens, et égale pour tous les consommateurs.

7) Le marché

L'entité ne peut pas utiliser ses propres biens qu'elle produit. Elle doit les acquérir sur le marché, traduisant la diversité nécessaire des biens prévus pour la consommation domestique et pour la construction d'usine. L'entité vend au marché sa production, et les invendus étant périssables sont détruits. Et elle achète des biens sur le marché.

On organise une concurrence absolut, chaque demandeur est choisi au hasard pour acheté un bien de prix le plus bas. Et on répète l'opération jusqu'à épuisement des demandes ou des offres.

Une variante consiste à organiser une concurrence partielle. Chaque demandeur est choisi au hasard pour acheté un bien de prix le plus bas parmi un groupe de 3 offres tirées au hasard. Et on répète l'opération jusqu'à épuisement des demandes ou des offres.

8) Les statégies de chaque entité

La diversité des stratégies nous amène à proposer en premier, une règle aléatoire.

8.1) Prix de vente

Chaque entité multiplie ou divise, par un facteur aléatoire compris entre 1 et 2, son prix de vente. L'évolution au hasard ainsi proposée n'introduit pas de dérive de la moyenne des prix mise à la vente. Elle diverge certes, mais sans biais systèmatique. L'autre avantage est qu'elle ne possède pas de borne, le prix peut presque doubler ou être divisé par deux chaque jour.

Les premiers garde fous mis en place vont ramener les producteurs trops excentrés :

8.2) Dépense

Chaque entité met à la dépense une somme d'argent comprise au hasard entre 20% et 80% de sa réserve pour l'achat de biens sur le marché.

8.3) Construction d'Usines

Chaque jour, chaque entité, après le marché, utilise au hasard entre 20% et 80% des biens qu'il a achetés sur le marché, à la construction de ses usines. Mais attention, il ne peut pas utiliser ses biens invendus pour la construction de son usine en cours de construction, il ne peut utiliser que les biens qu'il a acheté sur le marché.

9) Les taxes

On ajoute une taxe à la vente de TV = 20%. C'est un impôt qui est prélevé à chaque vente effectuée, et qui est préalablement reportée dans le prix de vente. Ainsi, l'entité fixe le prix vente hors TV pour la journée, des biens qu'il produit. Le prix réel est donc augmenté de cette taxe. L'Impôt retourne à l’État par simple destruction monétaire, réduisant ainsi la masse monétaire.

On ajoute une taxe sur les revenus TR = 20%. C'est un impôt qui est prélevé sur le revenu lors d'une journée, pour chaque entité. L'Impôt retourne à l’État par simple destruction monétaire, réduisant ainsi la masse monétaire.

10) Les unités de temps

Pour simplifier les statistiques, dans notre modèle, l'année vaux 100 jours, et le mois vaut 10 jours. Et donc, en comparaison avec la réalité, un jour dans le modèle correspond à peu près à 3 jour et demi, c'est à dire à une demi-semaine dans la réalité, un lapse de temps raisonnable pour établir une constance du prix de vente et une obsolescense de biens périssables. Puis le mois dans le modèle correspond à 1.2 mois dans la réalité. Les premiers modèles traiterons toutes les actions chaque jour. Le fait que les ajustements de politique pris par l'Etat se fassent année par année, et que les payments de factures se fassent mois par mois, ne modifie pas substantiellement la nature du modèle.

11) L'évolution technologique

La technologie est caractérisée par 3 paramètres que sont :

On considère une origine des temps `t"="0` correspondant à la date où démarre la simulation. A la fin de chaque jour, `t` est augmenté de `1`.

Les caractéristiques technologiques d'une usine sont déterminées au début de sa construction et n'évoluent pas par la suite.

On perfectionne le calcul de ces paramètres en les faisant dépendre du temps `t`. Dans notre approche, ces paramètres évoluent exponentiellement. En effet, de multiple raisons sur la nature des sciences et des techniques confèrent à cela. Leur évolution est donc caractérisée par leur valeur à l'origine des temps que l'on renote `"Uc", "Ut", "Ub"`, et par les durées nécessaires au doublement de leur valeurs notés respectivement `"Vc", "Vt", "Vb"`. Leur valeur à l'instant `t` se note `"Uc"(t), "Ut"(t), "Ub"(t)`.

On ajoute à cela les progrès de la miniaturisation, faisant que l'usine peut être décomposée en deux petites usines, au bout d'une duré `"Vi"` d'évolution technologique. Le modèle choisie la mise en oeuvre de cette miniaturisation. En effet de multiples raisons d'ordre sociologique confèrent à cela. Les caractéristiques technologiques de nature extensive sont donc divisées par `2` au bout d'une durées `"Vi"`.

On ajoute à cela l'évolution culturelle vers la construction d'usines jetables, qui tend à réduire le temps de vie des usines construite par rapport à ce que la technologie pourrait permettre, réduisant par `2` ce temps de vie au bout d'une durées `"Vj"`.

Les caractéristiques technologiques fonction de la date `t` se calculent alors ainsi :

`"Uc"(t) = "Vc"^( t(1/("Vc")-1/("Vi")))`

`"Ut"(t) = "Vt"^( t(1/("Vt") - 1/("Vj")))`

`"Ub"(t) = "Vb"^( t(1/(Vb) -1/("Vi")))`

La puissance de production double tous les `10` ans. Le temps de vie des usines doubles tous les `10` ans. Le nombre de biens nécessaires pour la construction double tous les `10` ans. `"Vc=" 1000`, `"Vt=" 1000`, `"Vb=" 1000`. La miniaturisation fait que la puissance de production d'une usine est divisé par `2` tous les `10` ans, et que le nombre de biens nécessaire pour la construction d'une usine est divisé par `2` tous les `10` ans. Le culte du jetable réduit par `2` le temps de vie des usines tous les `10` ans. `"Vi=" 1000, "Vj=" 1000`.

Les paramètres `"Vc", "Vt", "Vb", "Vi", "Vj"`, choisis tous égaux à `1000`, s'annulent, rendant constants `"Uc", "Ut", "Ub"`. Lorsque les paramètres `"Vc", "Vt", "Vb", "Vi", "Vj"` sont égaux, Ils décrivent une évolution technologique qui n'entraine globalement aucun effet sur l'économie.

C'est pourquoi on en tient pas compte et on laisse inchanger les paramètres `"Uc"` `"Ut"` `"Ub".

Un même raisonnement peut nous permettre d'instaurer une règle dans le modèle, compensant l'augmentation exponentielle du nombre d'usines, toute en gardant la capacité de comparaison des puissances de production entre deux modèles de parmètres distincts.

12) L'évolution démographique

L'évolution démographique est caractérisée par une probabilité de disparition `"E"_0`, une probabilité d'inchangement `"E"_1` et une probabilité de dédoublement `"E"_2` pour chaque entité et chaque jour. Lorsque l'entité disparaît, la monnaie et les usines de l'entité sont redistribuées aux autres entités au hasard. Lorsque l'entité se dédouble la monnaie et les usines de l'entité initiale sont répartie de façon égale entre les deux entités.

Nous avons `"E"_0+"E"_1+"E"_2"="1`.

On pose `"E"_0 "="0.001` et `"E"_2 "=" 0.001`

Les paramètres `"E"_0` et `"E"_2` choisis égaux à `0.001`, s'annulent et n'ont aucun effet globalement sur l'évolution démographique.

 

III) Seconde analyse

L'évolution des prix est piloté par les gardes-fous qui se fondent sur le nombre de biens invendus. Le modèle nécessite donc une grande quantité de biens invendus, chaque entité gaspille une quantité de biens invendus qui est comprise entre 0 et 50% de sa production.

 

 

---- 31 décembre 2025 ----

 

 

14) Modélisation de plusieurs pays

On considère un marché mondial. Et on introduit un deuxième nombre d'offres concurrentielles mais celles-ci étrangères ξ qui devront être faite à chaque achat sur le marché. A chaque demande d'achat pour une somme A/η sur le marché, on compare ζ offres nationales tirées aux hasard et ξ offres mondiale tirées aux hasard.

On introduit une taxe à l'importation `Ti` et une taxe à l'exportation `Te`. La conversion des monnaies est faite par la chambre de compensation monétaire internationale.

Dans le modèle simplifié, les entités ne changent pas de nationalités.

Il n'y a pas de géographie, les distances sont abolies. Les pays regroupent leurs entitées naturalisées et les biens, usines et monnaies qu'elles possèdent.

L'Etat constitue sa propre banque centrale qui maintient un bilan toujours à zéro par création/destruction monétaire.

La chambre de compensation monétaire internationale constitue le lieu d'échange des monnaies. Elle donne le cours relatifs entre les monnais, et procède au change lors des achats sur le marché mondial. Chaque entité paye et est payée avec sa monnaie nationale selon les taux de change établit par la chambre de compensation monétaire. Le cours des monnaies au bilan négatifs est augmenté. Le cours des monnaies au bilan positif est diminuée. En surévaluant les monnaies qui lui manque et en dépréciant les monnaies qui lui sont en surabondance, la chambre de compensation va progressivement équilibrer ses échanges.

 


Dominique Mabboux-Stromberg